La foule de supporters espagnols attendent les champions du monde dans la capitale Madrid, le 20 juillet 2026 après la finale du Mondial remportée par la Roja ( AFP / Pierre-Philippe MARCOU )
Une liesse populaire a envahi les rues bondées de Madrid où plus d'un million de personnes sont venues lundi assister au retour triomphal de leurs champions du monde, après leur victoire face à l'Argentine (1-0) au Mondial-2026.
"C'est un moment unique" pour Pablo Perello, 33 ans. Tout juste revenu de Valence pour l'occasion, il est "très heureux" d'"être proche des joueurs et de voir la coupe si possible, et de revivre "ce moment qu'on a déjà vécu il y a deux ans lors de la victoire de l'Espagne à l'Euro en Allemagne.
Le passage du bus à impériale des joueurs de la "Roja", sur lequel est inscrit "Rois du monde", a provoqué des scènes de liesse et de délire collectif, toutes les générations se mélangeant dans une ambiance survoltée et assourdissante.
Concert de klaxons, cris de joie, des drapeaux jaune et rouge brandis fièrement: les supporters étaient encore sur un nuage pour fêter leurs "campeones", au lendemain de la victoire, et comptent bien faire durer la fête toute la soirée.
Réplique du trophée de la Coupe du monde à l'effigie du sélectionneur espagnol Luis de la Fuente, place de la fontaine de Cibeles à Madrid où les champions du monde sont attendus, le 20 juillet 2026 ( AFP / Oscar DEL POZO )
"C'est très impressionnant, je n'avais jamais vu ça, je ne pensais pas que ça serait comme ça", a raconté à l'AFP Marina Fenoghieto, 50 ans, venue avec son fils de 14 ans "très ému depuis hier" et "très heureux" d'assister au retour des champions.
Certains fans se sont postés sur leur balcon, quand d'autres chantent allègrement la "Macarena" ou "Dai Dai", le hit de Shakira cette année pour la Coupe du monde.
"J'y étais"
Pour apercevoir et communier avec les héros de East Rutherford, il avait pourtant fallu s’armer de patience pour le million de personnes massées le long du parcours sous une forte chaleur estivale, le défilé ayant pris du retard sur le programme annoncé.
Mais tous semblaient ensuite vouloir étirer le moment le plus possible, immortalisant ces instants avec leur téléphone, en famille ou entre amis, pour pouvoir dire à l’avenir: "J'y étais', seize ans après le premier sacre mondial de l’Espagne.
Depuis le bus, les joueurs tout sourire, pour certains torse nu, d'autres un verre à la main, ont salué la foule et brandi la coupe sous les applaudissements.
"On ne touche plus terre depuis notre départ de New-York", a confié Ferran Torres, l'homme du match auteur de l'unique but qui a emmené son pays vers la deuxième étoile, lors de la visite des champions à la Moncloa, siège du gouvernement, où ils ont été reçus par le Premier ministre, Pedro Sánchez.
L'équipe d'Espagne pose avec son trophée sur le tarmac de l'aéroport de Madrid-Barajas à son arrivée des États-Unis après avoir remporté la Coupe du monde 2026, le 20 juillet 2026 ( AFP / Oscar DEL POZO )
"Gagner avec ton pays, c'est ce qu'il y a de plus beau, surtout une Coupe du monde. Soulever le trophée, c'est la plus grande chose que tu puisses accomplir dans le football", a déclaré le capitaine de l'Espagne, Rodri Hernández, élu meilleur joueur du Mondial-2026 après la finale.
Les joueurs avaient été reçus auparavant par le roi Felipe VI, son épouse Letizia et leurs filles, les princesses Leonor et Sofia, toutes les deux vêtues du maillot de la Roja.
Ce nouveau titre planétaire résonne tout particulièrement dans ce pays passionné de football où ce sport fédère ses 50 millions d'habitants, dont une partie de la jeune génération n'avait pas vécu le premier sacre de la "Selección" au Mondial-2010 en Afrique du Sud.
Leur bain de foule devrait s'achever sur la célèbre place de la fontaine de Cibeles, où un concert est prévu.
Plus d'un million de personnes se sont rassemblées les rues de la capitale espagnole, d'après les estimations des autorités locales, qui avaient précisé dimanche que 2.050 policiers et 400 agents de la Garde civile seraient mobilisés pour l'occasion.
Les champions sont arrivés lundi en début d'après-midi des États-Unis peu après 14H30 locales (12H30 GMT), médaille autour du cou, et sont descendus sur le tarmac précédés par leur sélectionneur Luis de la Fuente et leur capitaine Rodrigo Hernandez (Rodri) qui tenait le trophée doré dans ses mains.
"Douleur" des Argentins
L'Argentin Lionel Messi après le but de l'Espagne, en finale du Mondial 2026 de football ,le 19 juillet 2026 à East Rutherford, dans le New Jersey ( AFP / Pedro UGARTE )
Quant aux Argentins, très peu en vue pendant la finale à l'instar de leur magicien Lionel Messi, fantomatique, ils seront accueillis à l'aéroport de Buenos Aires à 17H00 locales (20H00 GMT) par des centaines de milliers, peut-être plus, de supporters tristes mais fiers.
"La douleur est très vive et cette blessure aura du mal à cicatriser. Mais je garde aussi tout le positif", a réagi lundi sur Instagram le joueur de 39 ans.

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